IA de confiance, sécurisée et responsable
AI Act : ce que les entreprises ont appris durant la Nuit des Acteurs du Numérique Azuréens
Mardi 19 mai 2026, Telecom Valley a réuni 80 professionnels du numérique au sein du nouveau Pôle ALPHA à Sophia Antipolis, à l’occasion d’une nouvelle édition de la Nuit des Acteurs du Numérique Azuréens. Cette soirée incontournable de l’écosystème azuréen avait pour thème : « Vers une IA de confiance, sécurisée et responsable ».
Revivez la soirée en images : ici
Sensibiliser et Accompagner les entreprises sur l’AI Act
Organisé par l’association avec l’implication de ses bénévoles des communautés Cybersécurité, Data & IA, Open source et Capital Humain & Intelligence Collective ainsi que d’experts de différentes structures (Capgemini, Softeam, OW2, Nlighten, European Society of Cardiology, Manta), l’événement a rassemblé une grande variété d’acteurs : entreprises, institutionnels, chercheurs et passionnés du numérique ; tous concernés par les grands enjeux liés à l’essor de l’intelligence artificielle et à l’entrée en vigueur progressive de l’AI Act européen.
L’objectif était de sensibiliser et d’accompagner les entreprises qui déploient – ou vont déployer – des solutions d’IA, dans le cadre de cette réglementation européenne encadrant l’intelligence artificielle pour garantir que les systèmes d’IA soient sûrs, transparents, éthiques et respectueux des droits fondamentaux).
Quels impacts de l’AI Act sur les entreprises ?
Le thème de la soirée a été lancé par une keynote introductive « Vers une IA de confiance, sécurisée et responsable », animée par Laurent Beaubiat (expert judiciaire), Florian Boudot (Team Leader Pentest, Capgemini) et David Djian (Product Manager Cybersecurity et Animateur de la communauté Cybersécurité de Telecom Valley).
Cette intervention a posé les bases d’une réflexion essentielle : l’intelligence artificielle transforme profondément les usages et les organisations, tout en faisant émerger de nouveaux risques techniques, éthiques et sociétaux. À l’image d’un “code de la route” du numérique, la régulation est un levier indispensable pour encadrer ces évolutions.
Dans ce contexte, l’AI Act européen a été présenté comme un cadre structurant, visant à classer les systèmes d’IA selon leur niveau de risque (des usages inacceptables aux usages à faible risque), afin de garantir un équilibre entre innovation, protection des individus et responsabilité des acteurs.
Le cadre posé, la soirée s’est poursuivie avec une table ronde sur « Les enjeux de l’AI Act », animée par David Djian, avec la participation de Laurent Beaubiat, Paolo Cumani (Softeam), Franck Manfredini (Nlighten), Laure-Emmanuelle Peyret (European Society of Cardiology), qui a donné la part belle aux retours d’expérience terrain d’entreprises au cœur de cette mutation.
Les échanges ont notamment porté sur les risques liés à l’adoption de systèmes d’intelligence artificielle, tant sur le plan opérationnel que sociétal et permis de faire émerger plusieurs axes qui ont ensuite nourri les ateliers de la soirée :
- la souveraineté technologique et les dépendances aux solutions d’IA,
- la sécurité et la gestion des vulnérabilités,
- la responsabilité juridique, éthique et organisationnelle des systèmes déployés.
Passer de la réflexion à l’action grâce au collectif
Dans la continuité des échanges et du partage de connaissances, trois ateliers ont plongé les participants dans l’exploration concrète des principaux enjeux de l’intelligence artificielle responsable : souveraineté numérique, sécurité des systèmes et conformité réglementaire.
Ces ateliers ont favorisé une forte implication des participants au sein de groupes pluridisciplinaires. Les travaux du premier atelier animé par Olivier Bouzereau (OW2) et Thimothée Henry (Capstan Avocats & Communauté Capital Humain et Intelligence Collective) a porté sur des cas concrets liés aux choix technologiques (modèles ouverts, plateformes, agents autonomes, prestataires), en interrogeant les conditions nécessaires pour développer des solutions durables, maîtrisées et sans dépendance technologique, tout en conciliant performance, autonomie et gouvernance des données.
Un atelier dédié à la sécurité, animé par Florian Boudot (Capgemini), François Dufay (Capgemini & Communauté Cybersécurité Telecom Valley) et David Djian (Project Manager Cybersecurity & Communauté Cybersécurité Telecom Valley) a notamment permis d’illustrer, à travers des exemples concrets de vulnérabilités et de “craquage” de systèmes d’IA, les principaux risques liés à leur usage, ainsi que les bonnes pratiques pour renforcer la protection des données et sécuriser les interactions avec les modèles.
Enfin, un atelier consacré à l’AI Act animé par Laure Gajetti (Chief Data Officer) et Hugo Miralles (Manta Tech & Communauté Data & IA) a abordé de manière pragmatique la mise en conformité des projets IA, en identifiant les leviers opérationnels permettant de concilier exigences réglementaires et performance, tels que la traçabilité, la gouvernance des modèles et l’audit des biais.
Ces approches concrètes et collaboratives ont été particulièrement appréciées par les participants. Cette dynamique est rendue possible grâce à l’investissement de nombreux bénévoles de la communauté Capital Humain & Intelligence Collective : Aurélie Perez (Skill’n’Joy), Frédéric Assante di Capillo (SII), Elisabeth Geoffroy et Pierre Dehé.
La Nuit, comme à son habitude, s’est conclue dans une atmosphère conviviale autour d’un cocktail privilégiant le networking. Chacun est reparti avec des idées, des bonnes pratiques et de nouveaux contacts, témoignant d’une édition marquée par l’enthousiasme et une vision partagée d’un numérique responsable.
Ces travaux et restitutions de la soirée pourront donner lieu à la réalisation d’un livre blanc par les communautés de Telecom Valley dans l’année.